Le Do-bok

De 1945 à 1977, considérée comme un uniforme, la tenue était de style  "croisé" et de couleur blanche, nous la définirons comme la tenue traditionnelle. Précisons également que le peuple Coréen est reconnu comme étant la race qui s'habille de blanc. Cette couleur représente à ses yeux la propreté. A une époque révolue, les vêtements de couleur étaient une marque de distinction des différentes classes sociales, la texture employée pour la confection des habits était également un élément de cette reconnaissance sociale : le peuple était vêtu de coton, la soie étant réservée au bourgeois et aux riches. Certaines écoles ont inséré à la tenue traditionnelle des marques de personnalisation comme des bandes de couleurs. Ainsi le Moo Duk-Kwan se différencie par le col de la veste dont la couleur est assortie à celle de la ceinture. Le Hapkido utilise également ce Do-bok en y insérant un liseré noir le long de la veste et au bas des jambes. Quant au Taekwondo ITF (International Taekwondo Fédération), fondé par le général CHOI HONG-HI, il en a modifié l'aspect initial par l'ajout d'un liseré noir le long des jambes, certainement inspiré par le style de certaines écoles militaires américaines. Depuis 1978, la fédération coréenne, sous la houlette de son Directeur Technique National Maître LEE JONG WOO, également Directeur Technique Mondial au sein de la WTF (World Taekwondo Fédération), a instauré le Do-bok de style " col en V" brodé ou floqué au nom de la discipline.

C'est pour l'aisance des pratiquants et principalement des compétiteurs que cette nouvelle tenue fut élaborée, mais aussi par souci de pudeur. En effet, les coréens font preuve d'une grande décence quant à l'exhibition, même fortuite, du corps humain considérée comme un signe de vulgarité,  il faut bien reconnaître que l'inconvénient majeur du Do-bok traditionnel est de s'ouvrir trés facilement lors de l'exécution des techniques.

Les disciplines coréennes sont les seules à  broder leur nom au dos de la tenue, et la tendance actuelle encourage de plus en plus la personnalisation (Ecussons de clubs, nom de l'école ou du professeur ...).

Dans les années soixante, la fabrication du Do-bok n'était pas aussi développé qu'aujourd'hui et, bien souvent, le pratiquant se la confectionnait par ses propres moyens. En Corée, la société Sang Moo Sa en était l'unique fabricant et le coût d'une tenue revenait à environ six mois de cotisation.

Par mesure d'hygiène, mais également par respect pour le Taekwondo et son histoire, le Do-bok doit rester propre, le plus blanc possible et être plié correctement avant et aprés l'entraînement.