Historique du Taekwondo

Présentation :

 

Art martial et sport de combat coréen opposant deux adversaires en un combat à mains nues utilisant toutes les parties du corps comme armes naturelles.

 

Le Taekwondo est généralement traduit par "La voie du pied et du poing", mais plus précisément "Tae" signifie sauter ou voler, donner un coup de pied ou écraser avec le pied, "Kwon", frapper avec le poing ou écraser avec la main ou avec le poing. "Do", l'art ou la voie.

Le Taekwondo posséde son propre système de graduation. Le jaune, le bleu et le rouge ont une signification en Corée, et se retrouvent sur les trés belles tenues traditionnelles. La ceinture blanche symbolise l'origine et la pureté, la noire, la connaissance (voir la rubrique "Les grades").

           

Historique :

     

Le Taekwondo est l'héritier des arts de combats de la Corée ancienne. En 1935, les archéologues japonais ont découvert, dans la province de Tung-Hua en Mandchourie (de nos jours le nord de la Corée du Nord), deux tombes datant du 4ème siècle, appartenant au 10ème royaume Koguryo qui avait ici sa capitale, comportant des fresques murales témoignant de l'existence de techniques de combats comparables à celles pratiquées aujourd'hui. On a découvert également la caverne de Sok-Kul. A son entrée est sculptée dans la pierre, une statue du legendaire guerrier connu sous le régne du roi Hye Gong (742-762), Kum Gang Yuk Sa.  Durant cette période, co-exixtaient un art pieds-poings, le Tang Su, notament influencé par la boxe chinoise, et plusieurs systémes régionaux tels que le Subak et le Taekyon.

A partir du IVème siècle, les trois anciens royaumes de Silla, Kogoryu et de Paekche se sont peu à peu unifiés sous l'autorité du roi de Silla. Celui-ci parvint à tenir en respect aussi bien les chinois que les japonais, s'appuyant sur un corps d'élite, les Hwarangs (jeunesse fleurie), qui développent une synthése martiale trés aboutie.

Code du Hwarang :

Servez le roi avec loyauté.

Obeissez à vos parents.

Soyez honorables envers un ami.

N'abandonnez jamais une bataille.

Tuez justement.

 

Chaque troupe du Hwarang était composée d'une centaine d'hommes.

 

En 1910, les japonais interdissent à la Corée occupée la pratique des arts martiaux traditionnels. Les arts de combat coréens perdurent cependant et subissent pendant trente-cinq ans l'influence des techniques japonaises. Dans les années soixante, les autorités coréennes décident de faire de ces anciens arts de guerre, une synthèse capable de devenir un art martial moderne, et de venir concurencer les arts martiaux japonais sur la scéne internationale. Cette synthèse et confié au général CHOI HONG-HI (1918-2002), expert en Taekyon et en Karaté Japonais, et devient le Taekwondo.

Le succès de ce nouvel art et immédiat et se répand rapidement en Asie, mais aussi et surtout aux Etats-Unis. Il est introduit en France en 1968 où il se développe également trés rapidement, avec des champions comme Mickaël Meloul, Karine Zelmanovitch et Pascal Gentil. Sport de combat de démonstration en 1988 à Séoul et à Barcelone en 1992, il acquis le statut de sport Olympique pour les jeux de Sydney en 2000.

Il existe plusieurs fédérations de Taekwondo par le monde telles que l'ITF (International Taekwondo Fédération) qui fut créée par le général CHOI HONG-HI et qui maintenant est divisée en trois fédérations qui portent le même nom et sont dirigées par trois responsables différents, la GTF (Global Taekwondo Fédération), la KTA (Koréan Taekwondo Association) agissant uniquement sur l'Asie et la WT (World Taekwondo) qui est la seule fédération de Taekwondo reconnue par le CIO (Comité International Olympique).